FinancesPublikationsdatum 31.03.2025
Comment l’Unifr relève ces défis
Les coupes budgétaires sont au cœur de notre attention ces derniers jours et je remercie toutes celles et tous ceux qui contribuent aux efforts que nous devons réaliser. Suite aux bonnes nouvelles provenant du bilan fédéral, de la Banque nationale et de la Banque Cantonale de Fribourg, nombre d’entre nous se demandent si ces coupes exigées par l’Etat et annoncées par la Confédération sont toujours d’actualité.
La situation s’apparente, en effet, à celle d’un bateau naviguant dans un épais brouillard: certains signaux annoncent le beau temps, mais les baromètres et radars annoncent une tempête. Il faut donc se préparer à toutes les éventualités. Les mesures proposées par la Confédération dans son paquet d'allègement budgétaire 2027 (qu’évidemment nous combattons par l’intermédiaire de la faîtière suisse des hautes écoles, swissuniversities) sont en consultation jusqu’au début mai et peuvent être catégorisées en deux types: celles qui pourront être implémentées sans changement de loi, et celles pour lesquelles il faut changer la loi.
- Mesures sans changement de loi
Parmi les mesures qui peuvent être décidées immédiatement, on compte la suppression des contributions liées à des projets (en allemand PgB pour Projektgebundene Beiträge) et une coupe budgétaire du Fonds national suisse (FNS) de 10%. La suppression des PgB aurait pour conséquence le renvoi d’environ un quart du personnel de swissuniversities et une réduction importante des activités transversales de chaque université, comme, par exemple, le soutien à la relève académique, les mesures pour l’égalité des chances, l’inclusion et la diversité, la digitalisation ou la durabilité.
En ce qui concerne le FNS, vu que 80% de son budget sont liés à des subsides déjà octroyés à des projets de recherche en cours, les 10% de coupe risquent être appliqués aux 20% du budget encore libre, avec des effets dramatiques sur le taux de réussite des demandes. Moins de fonds tiers FNS signifie aussi moins d’overheads, destinés à couvrir les coûts indirects de la recherche, des moyens qui servent donc à alimenter aussi des services centraux. L’implémentation de ces deux coupes risquent donc d’engendrer de nombreux dégâts.
- Mesures avec un changement de loi
Les allègements nécessitant un changement de loi concernent une coupe de 10% sur le budget d’Innosuisse, ainsi que la réduction des contributions de la Confédération versées à chaque université en fonction de leur nombre d’étudiant·e·s. Et là est notre gros problème: la perte de germanophones n’étant pas tout à fait compensée par la croissance du nombre de francophones, le nombre total d’étudiant·e·s risque de baisser à Fribourg, entrainant une perte importante de parts du marché. Nous devons donc nous mobiliser pour attirer des jeunes chez nous, que ce soit au niveau de l’offre d’études, des activités de recherche ou du marketing.
La participation de l’Université à la Seislermäss du 14 au 18 mai, au travers d’un stand et d’une forte présence de ma part, représente une mesure intéressante. Cette action vise à renforcer les autres activités marketing et publicitaires comme les caisses Unifr sur les porte-bagages de vélos dans plusieurs villes alémaniques (en partenariat avec Working Bicycle), les affiches et posters outre Sarine ainsi que les stands dans les foires pour les élèves en classe de maturité. Pour mieux ancrer l’Université dans son Canton, nous avons aussi lancé un hoodie-challenge qui vous invite toutes et tous à prendre des photos originales ou à tourner une courte vidéo revêtu·e·s du hoodie Unifr. Les meilleures contributions seront primées lors d’Explora, notre Festival Culture, Science & Société,le samedi 20 septembre. Autre nouvelle réjouissante: Simply the best, la vidéo diffusée lors Dies academicus 2024 sera en ligne sur notre canal YouTube pendant une année dès avril 2025. Ne l’oubliez donc jamais: You are the best!
Photo: Stemutz.com